Hollande défend son bilan lors de son discours de renoncement

    Jeudi soir, François Hollande a annoncé qu’il n’allait pas se représenter pour un second mandat présidentiel. Mais pendant son discours, il a tout de même tenu à défendre son bilan tant critiqué.

    En s’exprimant depuis l’Élysée, afin d’annoncer qu’il renonçait à se présenter à la présidentielle de 2017, le Chef de l’État a également essayé de défendre son bilan, tout en mettant en avant, ses prouesses, reconnaissant des retards et des fautes. Dans le discours, il a évoqué l’histoire.

    Assainissement des comptes publics

    Pour défendre son bilan, François Hollande a commencé par le bilan financier à savoir les comptes de l’État, il est passé ensuite sur les évolutions sociales ou sociétales en déclarant « les comptes publics sont purifiés, la Sécurité sociale équilibrée et la dette de la France protégée. J’ai voulu renforcé notre modèle social, car c’est notre bien à tous. Je l’ai d’ailleurs étendu ».

    Depuis sa campagne de la primaire du PS jusqu’à son entrée à l’Élysée, le chef de l’État avait mis l’accent sur le budget, le présentant comme l’un de ses plus importants combats, mais il n’a pas voulu parler de rigueur.

    En y regardant de plus près, François Hollande a réussi à baissé le déficit, mais pas la dette pendant son mandat. En fait le déficit qui était de 4,8% du PIB en 2012 s’est retrouvé à 3,5% en 2015, d’après l’Insee. Toutefois, le Président de la république a réussi à réduire le déficit en dessous de 3% du PIB, une promesse réalisée.

    La sécurité équilibrée

    Le gouvernement avait tablé sur un déficit du régime général de la Sécurité sociale en 2017 à 400 millions d’euros. Parmi les quatre secteurs, trois seraient excédentaires. Le secteur de la branche maladie, affichera un déficit de 2,6 milliards.

    Mais selon les calculs l’exécutif ne prend pas en compte le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), l’organisme chargé de verser les cotisations retraite dédiés aux chômeurs et le minimum vieillesse. Le déficit total pourrait donc se fixer à 4,2 milliards d’euros en 2017, et l’équilibre pourrait être atteint en 2019.

    Augmentation des prélèvements

    François Hollande a perdu en popularité à cause de certains de ses choix économiques. Au cours de la première phase de son mandat, le rajustement budgétaire que défend François Hollande a été fait sur une hausse délicate des prélèvements obligatoires. A partir de 2012, les ménages ont ainsi vu leurs impôts augmenter fortement (près de 35 milliards d’euros). Dans le même temps, les entreprises bénéficiaient quant à elle de 20,6 milliards d’euros d’allègements des prélèvements obligatoires…