L’économie brésilienne se relève difficilement

    Les voyants sont au rouge pour l’économie brésilienne qui peine à décoller et dont les perspectives s’annoncent difficiles pour 2017. Alors que Michel Temer est au pouvoir depuis six mois, le PIB se fixera à 3% en 2016 avant la reprise qui tournera autour de 1% en 2017. Le Brésil a souffert de la récession, avec un pouvoir d’achat en régression de 10% en deux années, des compagnies aériennes qui ont constaté un recul du nombre de passagers à 18% au premier semestre. Ce sont là les constats du cabinet de consultants Tendências.

    « Il s’agit d’un chiffre symbolique, qui donne une idée réelle de la crise » indique, João Morais, économiste de Tendências, à São Paulo. Au final, le PIB devrait baisser d’environ 3% en 2016. Il y a des brésiliens qui ont dû baisser leurs dépenses alors qu’elles sont importantes.

    Prenons le cas de Rodolfo Silva qui a arrêté de cotiser à son assurance-maladie privée et qui est désormais pris en charge par le service de santé publique, qui peine déjà à régler tous les problèmes.

    « Souvent au poste de santé, nous devons patienter dans une file d’attente pendant cinq heures avant de rencontrer le médecin. Et quand il faut faire des examens d’orthopédie ou d’ergométrie, nous devons patienter entre trois et neuf mois » explique-t-il.

    Pendant toute l’année, les brésiliens ont été frappés par la cure d’austérité instaurée par le nouveau président brésilien. « Avant je dépensais 200 reals pour mon assurance-maladie, mais celle-ci a augmenté à 500 réals en deux ou trois ans » lance Rodolfo Silva, un architecte.

    Il explique aussi que les rentrées financières de son cabinet d’architecte situé à São Paulo, ont chuté dans un marché déjà en panne. « Nous signons peu de contrats et nous sommes obligés de revoir les prix à la baisse pour espérer gagner un marché.

    Plafonnement des dépenses

    Mais, le Président actuel du Brésil entend continuer sa politique difficile pour relancer l’économie. Cela par le plafonnement des dépenses publiques pour vingt ans. Une mesure déjà validée à la Chambre des députés et sera votée au Sénat au cours de mois.