Trois ténors de la politique française sur le point d’être écarté

    Les échéances électorales en France occasionnent la chute de deux présidents et d’un ex-premier ministre, des figures emblématiques de la politique française.

    Un changement important intervient en France avec la mise à l’écart de plusieurs figures politiques françaises dont un ancien Président candidat à la primaire de droite sorti de la course dès le premier tour de ce scrutin et d’un premier ministre battu au second tour de ladite primaire. Et enfin, un Chef de l’État qui a renoncé à se briguer un second mandat à cause de son impopularité.

    La politique française change

    Jusqu’ici, personne ne pouvait s’imaginer ce schéma qui s’est passé depuis, ces 12 derniers jours qui resteront à jamais gravés dans l’histoire de la France.

    Au cours de ces semaines, la France a assisté à la sortie forcée de trois grands noms qui ont impacté la politique française pendant près de quatre décennies. Nicolas Sarkozy qui été battu au premier tour de la primaire de droite et du centre François Hollande, qui a annoncé jeudi soir qu’il ne briguera pas un second mandat et enfin Alain Juppé battu au second tour de la primaire de droite et du centre face à François Fillon à la primaire de droite. Au total, ce sont deux ex Présidents de la république et un ex Premier ministre, qui sont obligés d’aller à la retraite, peut-être pour longtemps.

    Des sorties qui ne permettent pas pour l’instant de dire qu’une page de la politique française tourne, car certains candidats à la présidentielle sont encore présents depuis pratiquement trente années. Mais c’est un événement qui reste marquant.

    2016, sera l’année de tous les rebondissements dans la politique française, du jamais vu sous la 5ème République où un François Hollande a renoncé à se présenter à sa propre succession.

    Il faut aussi dire que François Hollande avait une marge de manœuvre assez faible, avec un Nicolas Sarkozy éliminé, alors qu’il souhaitait l’affronter à la présidentielle, sans oublier son impopularité grandissante.

    En fait, les français ne voulaient pas d’un « 2012 bis » et face à cette situation, François Hollande pouvait essuyer un échec plus cinglant que Nicolas Sarkozy s’il risquait de participer à la primaire de gauche qui aura lieu en janvier.